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LES COMBATS DE LA HARDT et du Sundgau

 LES COMBATS DE LA HARDT et du Sundgau

 

 

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UNE BATAILLE OUBLIEE : LES COMBATS DE LA HARDT
28 NOVEMBRE - 4 DECEMBRE 1944

La Libération du sud de l’Alsace a été l’œuvre de la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny. Cette campagne débute le 19 novembre 1944 lorsque des unités de la 1ère Division Blindée et de la 9ème Division d’Infanterie Coloniale abordent notre département devant Seppois le Bas et ne prend fin que le 9 février 1945 après la destruction du pont de Chalampé. En bien des endroits, par un temps exécrable, les combats sont durs, mettant à rude épreuve hommes et matériel. Il est une bataille qui se déroula aux portes de Rixheim dont bien peu de livres d’histoire font mention. Elle fut pourtant l’une des plus sanglantes de cette période. En voici l’histoire.

La bataille de la Hardt débute le 28 novembre 1944 à 10 h 00. L’attaque est confiée au 1er Régiment de Tirailleurs Marocains appuyé par des unités de chars, d’artillerie et du génie de la 1ère DB. L’objectif fixé par le général de Lattre vise, par un mouvement tournant à travers la forêt, à ............................................................................ VOIR  L'INTEGRALITE DU TEXTE > site 


Les pertes sont terribles. Le 1er RTM déplore 790 hommes hors de combats, dont 162 morts, 279 disparus et 349 blessés. En 6 jours de combats, ce régiment perd autant d’hommes que pendant les 5 mois de la campagne d’Italie de 1943/44. Deux compagnies entières sont décimées. Le 21ème Régiment d’Infanterie Coloniale perd une compagnie dans la fournaise du 3 décembre. Les unités de la 1ère DB engagées dans la Hardt subissent également des pertes importantes en hommes et en matériel. Pendant de longues semaines encore, la ligne de front passera aux portes de Rixheim, à l’Île Napoléon et le long du canal de Huningue.

Sanglant échec pour la 1ère Armée française, cette bataille fut vite oubliée sauf dans la mémoire de ceux, militaires et quelques civils, qui la vécurent.

 

http://batailledelahardt.centerblog.net/

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Le 19 (novembre 44), l'Escadron au complet passe à DELLE à 11h30 pour arriver à FELDBACH à la nuit. Un groupement de C.C. 3 ayant atteint le RHIN, à minuit, l'Escadron reçoit l'ordre d'aller occuper KEMBS (2e Peloton), BARTENHEIM (1er Peloton), SIERENTZ (3e Peloton).
A 4h30, le 20, après une marche (plein phares), ces points sont occupés, après quelques accrochages avec des retardataires allemands. Au jour, la population est émerveillée de voir des Français.
Relève par le R.I.C.M. dans la matinée. Le 2e Peloton, avec une Compagnie d'Infanterie, pousse jusqu'aux lisières de OTTMARSHEIM, au Nord de KEMBS. Mais, pris à partie par l'artillerie allemande en batterie à l'Est du RHIN, le 2e Peloton revient à PETIT-LANDAU.
Pendant ce temps, le C.C. 3 a pris MULHOUSE, où le 1er Peloton se distingue surtout au cours de l'attaque des casernes. Le Lieutenant HAU est blessé, c'est l'Aspirant PERRUCHE qui le remplace comme Chef du 1er Peloton. Le Chef BICHENDARITZ fait 483 prisonniers dans une caserne.
Le 3e peloton, contournant MULHOUSE par l'EST, s'installe au Nord de cette ville, à MODENHEIM, après avoir poussé une pointe jusqu'à BALDERSHEIM et aidé à repousser une contre-attaque allemande.

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1er Régiment de Tirailleurs Marocains (voir wikipédia)

« Régiment Marocain d'une haute valeur combative qui, depuis son arrivée en France sous les ordres du Colonel Deleuze, n'a cessé d'affirmer ses qualités exceptionnelles.

Enlevé du front des Alpes où il s'est illustré lors des affaires de Clavières et de l'observatoire du Chenaillet le 20 octobre 1944, le 1er R.T.M. est engagé sur le front de la Haute Alsace.

Ses trois bataillons participent, du 28 novembre au 4 décembre, aux opérations de dégagement de Mulhouse, puis de débordement par la forêt de la Hardt des positions ennemies au nord de cette ville et ont à faire face à de furieuses contre-attaques.

Au cours de ces opérations : les 1er et 2e Bataillons Bastiani et Lenormand se distinguent le 28 novembre en enlevant dans un élan irrésistible l'objectif délimité par le canal de Huningue, à la suite de combats sous bois violents et meurtriers contre un ennemi retranché et abrité dans des casemates bétonnées.

Le 2e Bataillon, commandé par le chef de bataillon Girard et renforcé de la 4e Compagnie du 1er Bataillon, s'illustre du 29 novembre au 3 décembre aux combats du Pont du Bouc, Grunhutte, carrefour 232 « (4,5 km de Sausheim), au cours desquels son avance audacieuse le porte à moins de 10 km du pont de Chalampé sur le Rhin.

Résistant héroïquement à une puissante contre-attaque allemande appuyée par au moins 30 chars lourds, a réussi, épaulé par le 1er Bataillon, à contenir l'ennemi au nord du canal de Huningue.

Le 1er RTM a perdu, en sept jours de combat, 11 Officiers et 760 hommes, (total : 771 victimes) mais a causé à l'ennemi de très lourdes pertes parmi ses meilleures troupes, a capturé 187 prisonniers et rempli sa mission de dégagement de Mulhouse. A réalisé un exploit digne des traditions Marocaines. »

 

 

********************voir aussi : le site Maginot68 et les casemates d'Uffheim (68)



11/10/2011
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